chien-ile-maurice

Personnellement j'adore les animaux, les chiens, les chats, ces petites bêtes poilues qui n’ont que de l’amour à vous offrir. L’un de mes premiers sentiments lorsque je suis arrivé à l’Ile Maurice a été une grande tristesse pour nos amis les bêtes.

Que ce soit en tant que touriste ou en tant qu’expatrié, vous avez forcément croisé ces chiens, maigres, malades, apeurés en bord de mer ou dans des lieux retirés. A l’inverse si vous avez eu l’opportunité de vivre dans un village, vous avez également pu remarquer ces chiens en liberté qui viennent dévaster vos poubelles et qui passent leurs nuits à aboyer joyeusement.

Le chien « gardien la cour »

Pour beaucoup de gens ici, un chien est avant tout un animal de défense ou au moins d’alerte, ainsi nous sommes loin de l’image du compagnon à 4 pattes qui s’installe à vos pieds lorsque vous regarder un film. L’accès à la maison, leur est souvent interdit. Bon ce n’est pas pour autant qu’ils sont malheureux ou maltraités mais l’approche est déjà différente.

Par contre l’approche générale sur la santé de l’animal est tout de même un peu différente, il sera délicat de dépenser un budget colossal en soins vétérinaires lorsque déjà il est difficile de boucler le mois avec l’argent qui rentre. C’est déjà à mon sens quelque chose d’assez triste mais qui est compréhensible d’un certain point de vue, même si à mes yeux on ne prend pas d’animal si on ne peut pas s’en occuper, au même titre qu’on ne fait pas d’enfant si on ne peut pas lui assurer un avenir. Mais ce sont des convictions très personnelles.

Un manque de civisme flagrant

Au-delà de cette notion de garder la cour, le plus gros problème est bien entendu que la majorité des maîtres laissent leur animal se promener en liberté. Inutile de me demander pourquoi, je n’ai aucune réponse à apporter sur le sujet. Mais c’est ici quelque chose de normal qui ne va absolument pas choquer vos voisins et même si le Gouvernement bien conscient de cette problématique à essayer de faire des campagnes de sensibilisation, on ne peut pas dire que la prise de conscience a été générale.

Des chiennes non-stérilisées

La stérilisation d’une chienne représente également un budget et sauf quand PAWS organise des journées pour stériliser les chiennes à bas coût, sinon cela représente une somme que beaucoup ne peuvent dépenser.

Ainsi les portées de jeunes chiots sont régulières et même si beaucoup ne survivent pas, par manque de soins ou simplement car ils sont abandonnés en pleine nature par les maîtres, certains ont la dent dur et deviennent des chiens errants.

Comment résorber cette problématique ?

C’est une très bonne question. Je doute qu’il soit possible de mettre des amendes à tout va, la fourrière qui ramasse les chiens n’est pas vraiment une solution non-plus, quel sera le sort de ces pauvres bêtes derrières ?

L’idéal serait une prise de conscience générale, peut être un matraquage dans les médias en jouant sur des leviers efficaces.

Des organismes qui existent déjà

PAWS cité plus haut dans l’article prend en charge de nombreux animaux et offre des soins vétérinaires à bas coût, malheureusement ils sont vites débordés.

Mais la MSPCA est également disponible pour offrir des soins et agir auprès du public en tant qu’organe du Gouvernement Mauricien.

Malheureusement leurs moyens humains (et financiers ?) sont relativement limités et sans aide ils ne peuvent pas faire de miracles.

Vous pouvez bien entendu vous rapprocher de PAWS qui est une ONG pour un don ou du bénévolat.

Les vétérinaires

Je souligne tout de même cette particularité de l’Ile Maurice, les soins donnés par des vétérinaires ne sont pas excessifs, très loin de là même. Vous pouvez donc parfaitement vous adresser à un vétérinaire, une simple consultation ne vous coûtera que quelques Roupies et ce sont uniquement les traitements médicamenteux ou opérations qui auront un coût.

Il existe également des gens comme le Dr Sam, véritable amoureux des animaux qui peuvent vous aider si vous n’avez pas de budget mais un véritable amour pour votre compagnon à 4 pattes.